La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : L'Apollonide de Bertrand Bonello

L'Apollonide de Bertrand Bonello

Date de sortie cinéma : 21 septembre 2011
Long-métrage français . Genre : Drame
Durée : 02h02min Année de production : 2011

Écrit et réalisé par Bertrand Bonello

Interdit aux moins de 12 ans

Distributeur : Haut et Court

5 nominations : Festival de Cannes 2011 edition n° 64


Interprètes :
Hafsia Herzi : Samira
Céline Sallette : Clotilde
Jasmine Trinca : Julie
Ad èle Haenel : Léa
Alice Barnole : Madeleine
Iliana Zabeth : Pauline
No émie Lvovsky : Marie-France
...

Compositeur : Bertrand Bonello
Coiffeur : Ferouz Zaafour
Monteur : Fabrice Rouaud
Chef décorateur : Alain Guffroy
Costumier : Anaïs Romand
Directeur de production :Aude Cathelin
Directrice de post-production : Christina Crassaris
1er assistant réalisateur : Elsa Amiel
Ingénieur du son : Jean-Pierre Duret
Directeur de la photographie : Josée Deshaies
Directeur du casting : Richard Rousseau
Maquilleuse : Nathalie Tabareau
Ingénieur du son : Nicolas Moreau
Maquilleuse : Laure Talazac
Ingénieur du son : Jean-Pierre Laforce
Production: Les Films du Lendemain

Production déléguée : My new pictures
Exportation/Distribution internationale : Films Distribution
Distributeur France (Sortie en salle) : Haut et Court

l-apollonideL'Apollonide

En musique ou au cinéma, la question est toujours celle de la note juste. Il est difficile de la trouver pour raconter le commerce du sexe. Bertrand Bonello, musicien et cinéaste, y parvient magistralement dans cette chronique d'une maison close autour de 1900.

Visuellement, il s'inspire sans faute de goût de Renoir (père et fils), de Courbet, de Degas, de Toulouse-Lautrec. Moralement, s'il a pensé à Maupassant et à Bataille, il est surtout un chroniqueur très original et courageux de l'étrange relation de ces femmes enfermées et de leurs clients à routines, venant dépenser argent, temps perdu, angoisses dans ce décor mensonger, amical parfois et sordide souvent.

Bonello raconte le réveil après la nuit au champagne, les heures de préparation du " spectacle ", les soirées, les étreintes mécaniques, les confidences anxieuses. Il mêle le petit commerce tranquille du temps qui passe à une violence extrême (le film est sous-tendu par le crime atroce d'un habitué).

On est ébloui par la densité du propos, le raffinement des images, l'habileté de la construction narrative. Ce n'est pas un film à mettre sous tous les yeux, car il regarde en face et sans accommodement le faux luxe et la vraie humanité.


Ne manquez pas, si vous le pouvez, les Rencontres Italiennes d'Annecy. Cette année, rétrospective sicilienne, nouveautés du cinéma transalpin, et hommage à un fidèle du cinéma italien : Michel Piccoli avec, entre autres, les grands films de Marco Ferreri. (27 septembre-4 octobre ; Infos sur annecycinemaitalien.com)

René MARX

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L'Apollonide - Bande-annonce par hautetcourt 

 

 



 

 

 

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