La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : Bellamy de Claude Chabrol

Bellamy de Claude Chabrol

Film français. Genre : Policier, Drame, Thriller - Durée : 1h 50min. Année de production : 2009 - Date de sortie : 25 Février 2009

Réalisation : Claude Chabrol
Scénaristes : Claude Chabrol et Odile Barski
Dialoguistes : Claude Chabrol et Odile Barski

Interprètes :
Paul Bellamy : Gérard Depardieu
Jacques Lebas : Clovis Cornillac
Noël Gentil / Emile Leullet / Denis Leprince : Jacques Gamblin l
Françoise Bellamy : Marie Bunel
Nadia Sancho : Vahina Giocante
Madame Leullet : Marie Matheron
Claire Bonheur : Adrienne Pauly
Gilles : Maxence Aubenas
Alain : Yves Verhoeven
Bernard : Bruno Abraham-Kremer
L'avocat : Rodolphe Pauly
Gilles : Maxence Aubenas
...

Équipe technique :
Directeur de la photographie : Eduardo Serra
Cadreur : Michel Thiriet
Monteuse : Monique Fardoulis
Chef décoratrice : Françoise Benoît-Fresco
Costumière : Mic Cheminal
Assistant réalisateur : Cecile Maistre
Ingénieurs du son : Eric Devulder et Thierry Lebon
Directrice du casting : Mademoiselle Chouchou (Cecile Maistre)
Scripte : Aurore Chabrol
Directeur de production : Jean-Louis Nieuwbourg

Production : Alicéleo , France
Distribué par TFM Distribution
Attachée de presse : Eva Simonet

BellamyChabrol a donné tranquillement la clé de l’énigme dans ses entretiens avec la presse: “Bellamy” est un portrait de Gérard Depardieu. C’est donc un film à triple fond où le polar apparent raconte un changement d’identité. Un assassin (vraiment?) a décidé de trouver une autre vie, a même métamorphosé son visage. Le changement de vie est un thème constant dans l’œuvre de Simenon, l’un des deux “Georges” auxquels est dédié le film. Le polar glisse assez vite vers les problèmes d’identité de l’enquêteur lui-même, sa vie de couple, ses secrets, ses désirs, ses remords. Ce commissaire en vacances est interprété par Depardieu et voici enfin le troisième niveau: le corps, l’histoire, la sensibilité du monstre sacré du cinéma français. Chabrol en a parlé comme d’un paysage, de ce corps, a même osé comparer le nez de Depardieu à une “paire de fesses”! On se permettra, avec beaucoup plus de gravité, un moment de vertige quand le commissaire dit à propos de son frère (Clovis Cornillac), alcoolique, passé par la prison, fragile et agaçant, promis à un destin tragique: “sur les photos, on dirait que je suis son père”. Le film suit tellement de pistes qu’on se perd parfois dans les sables : pourquoi n’est-on jamais éclairé sur le personnage du chirurgien esthétique, pourquoi ce deuxième Georges, Brassens en l’occurence, est-il constamment présent, depuis la fausse tombe du cimetière de Sète du début jusqu’à l’incroyable plaidoirie de la fin? Pourquoi ces relations entre la pédicure et “le flic le plus con de France”? Mais le film est si riche, si complexe, sous des dehors nonchalants, qu’on se convainc que Chabrol est grand. Depuis 1958, il serait temps de s’en apercevoir…

René MARX (article publié dans Fenêtres sur Cours)

Bande annonce :


Bellamy de Claude Chabrol avec Gérard Depardieu
envoyé par ultimteam
 

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