La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : Flandres de Bruno Dumont

Flandres de Bruno Dumont

(Film français - Genre : Drame - Année de production : 2005 - Date de sortie : 30 Août 2006 - Durée : 1h 31min. - Interdit aux moins de 12 ans)

Avec : Samuel Boidin (Demester), Adélaïde Leroux (Barbe), Henri Cretel (Blondel), Inge Decaesteker (France), Jean-Marie Bruveart (Briche), David Poulain (Leclercq), Patrice Venant (Mordac), David Legay (Lieutenant).

Scénario : Bruno Dumont

Photo : Yves Cape
Montage : Guy Lecorne
Mixage : Emmanuel Crozet
Ingénieur du son : Philippe Lecoeur
Montage son : Pierre Choukroun
Costumes : Cédric Grenapin et Alexandra Charles
Maquilleuse : Nathalie Rigaut
Directeur du casting : Claude Debonnet

Distribution : Tadrart Films, France
Producteur exécutif : Muriel Merlin
Producteurs délégués : Jean Bréhat, Rachid Bouchareb
Directrice de production : Michelle Grimaud

Flandres

Formellement j'ai trouvé le film très beau, très pictural, le passage du vert (herbe) à l'ocre (sable) puis de l'ocre au blanc (neige), les champs du nord au rythme des saisons, les champs désertiques de la guerre. Dumont cultive les contrastes comme un peintre pour, en somme, n'en faire qu'un tableau uniforme, la paix et la guerre se confondent. Il nous montre l'homme comme un animal guerrier en cage, un autiste, un être sans langage à qui il ne reste que des gestes primaires pour communiquer ou survivre. Il baise ou tue selon le décor. Une sexualité à l'état minimal, formatée qui remplace la parole ou nous plonge dans le vide. Malgré une présence réelle de l'acteur, qui exprime une vraie souffrance, j'ai quand même un peu l'impression d'être au zoo, d'être prise en otage devant une description de l'homme d'une noirceur absolue, réduit à l'état de bête, victime innocente ou monstre innocent (de sa condition?). La forme très picturale revêt une esthétique un peu religieuse qui tourne je trouve parfois à la complaisance ou au regard supérieur de «l'intellectuel», avec des plans fixes, contemplatifs sur des visages immobiles. L'homme malade mental était terrifiant et très bouleversant dans son film «la vie de Jesus», ici il devient une icône. (Un peu trop glauque pour moi.) On a très envie de voir un Woody Allen en sortant !

Une internaute anonyme
(Si, comme cette spectatrice qui nous a envoyé son sentiment sur Flandres , vous avez envie de vous essayer à la critique, n'hésitez pas à nous faire part de votre sensation après avoir vu un film, nous mettrons votre opinion en ligne si elle nous semble, comme celle-ci, sincère et digne d'intérêt, même si nous ne partageons pas obligatoirement votre point de vue. Ainsi le débat peut être ouvert.)

 

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