La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : Trois films : Jours d'hiver réalisé par trente-sept cinéastes d’animation - Avant que j’oublie de Jacques Nolot - Michael Clayton de Tony Gilroy

Trois films : Jours d'hiver réalisé par trente-sept cinéastes d’animation - Avant que j’oublie de Jacques Nolot - Michael Clayton de Tony Gilroy

Trois films, une date de sortie : 17 Octobre 2007

Jours d'hiverJours d’hiver est réalisé par trente-sept cinéastes d’animation à partir d’un renku traditionnel du poète japonais Bashô. Sur le mode du “cadavre exquis”, Bashô avait demandé il y a trois cent cinquante ans à d’autres poètes de poursuivre un texte dont il avait écrit les premières lignes (“Les pluies du long voyage ont détruit mon chapeau de paille et les tempêtes chaque jour ont déchiré mon vêtement…”). C’est ce texte qu’illustrent des cinéastes venus du Japon, de Russie, de Belgique, de Chine, du Canada et de Grande-Bretagne. Chaque film est extrêmement court et l’ensemble, divers et très cohérent, est véritablement d’une beauté bouleversante.


 

Avant que j'oublieAvant que j’oublie, de Jacques Nolot est la chronique hyperréaliste de la vie d’un Parisien de soixante ans, ancien gigolo, séropositif, écrivain en panne. Jacques Nolot se filme lui-même sans pitié ni complaisance. Tout est montré, le vieillissement, les amours passagères, la sexualité expéditive, la circulation de l’argent et de la nostalgie avec un humour amer et plein d’énergie. Le film est très beau, très audacieux, très émouvant.

 

 

 

Michael ClaytonMichael Clayton de Tony Gilroy est une nouvelle manifestation de l’habileté diabolique des Américains à raconter les histoires. Un avocat sans scrupules (Georges Clooney) se découvre une cause à défendre, un sens moral et un courage dont il ne soupçonnait plus l’existence chez lui. C’est magistralement filmé, haletant d’un bout à l’autre, au fond dans grand sens ni réelle portée politique ou philosophique. C’est simplement la maestria américaine démontrée une fois de plus, qu’on ne peut qu’admirer, même si on aimerait que le discours politique soit plus explicite: il s’agit pour le héros de combatttre une multinationale du médicament et on reste dans des généralités très confortables. Mais le spectacle est imparable.

 

 

(publié dans Fenêtres sur cours en octobre 2007)

René MARX

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