La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : Le discours d'un roi de Tom Hooper

Le discours d'un roi de Tom Hooper

Long-métrage britannique , australien , américain. Pays de production : United Kingdom
Titre original : The King's Speech

Durée : 01h58min
Année de production : 2010 - Date de sortie cinéma : 2 février 2011
Réalisé par Tom Hooper
Scénario : David Seidler
Scripte Cathy Doubleday

Interprètes :

Colin Firth : George "Bertie" VI
Helena Bonham Carter : Reine Elizabeth
Derek Jacobi : L’Archevêque Cosmo Langi
Geoffrey Rush : Lionel Logue
Jennifer Ehle : Myrtle Logue
Timothy Spall : Winston Churchill
Guy Pearce : Edward VIII
Michael Gambon : le Roi George V
Eve Best : Wallis Simpson
...

Directeur de la photographie :Danny Cohen
Compositeur : Alexandre Desplat
Chefs décoratrices : Eve Stewart et Judy Farr
1er assistant réalisateur : Martin Harrison
Chef monteur : Tariq Anwar
Cadreur : Zac Nicholson
Chef costumier : Jenny Beavan
Mixage Paul Hamblin, Martin Jensen et John Midgley
Assistant son : Naomi Dandridge
Directeurs de production : David Bell et Erica Bensly

Distributeur France : Wild Bunch Distribution
Distributeur à l'étranger : The Weinstein Company

Prix du public du 35ème Festival International Du Film De Toronto 2010

Le discours d'un roiGeorge VI, qui succéda à son frère en 1936 après le scandale de " l'Américaine divorcée ", est un personnage peu connu.

Gaucher contrarié, sujet aux douleurs d'estomac et bègue, tout s'opposait à ce qu'il ressemble à un roi. Le père d'Elizabeth II a pourtant régné sur l'Angleterre en lutte contre les Nazis. Son frère, au contraire, celui qui abdiqua, partit ensuite cajoler sur place " Herr Hitler ". George VI triompha de son bégaiement grâce à un Australien obscur et passionné. C'est leur complicité que raconte ce film hagiographique et extrêmement efficace.

Le spectateur n'est pas souvent dérangé dans son confort, sans doute, et certains ne manqueront pas d'en faire un grave défaut. On nous invite à trembler d'aise, et notre cœur de midinette avec nous : nous pénétrons l'intimité des grands de ce monde, si simples quand ils le veulent bien… C'était le frisson garanti par The Queen de Stephen Frears, et ça marche à tous les coups. Mais pourquoi pas, et comment ne pas adhérer à l'éloge d'un homme qui a mené son pays dans le plus juste des combats ? La relation entre ce souverain entravé et le " guérisseur " qui lui rend la parole est un couteau suisse…

L'homme qui sauva le roi s'appelait Lionel Logue (" Logos "?). Ses jeux de séduction sont montrés sans beaucoup d'originalité ni de complexité, malgré le talent de Geoffrey Rush. Et Colin Firth se sort très bien lui-même d'un rôle un peu lisse, de ceux qui plaisent au mainstream hollywoodien (les frères Weinstein ont amené la touche américaine à cette production britannique). On prend en tout cas un grand intérêt à ce récit : pourquoi reprocher au réalisateur Tom Hooper de savoir si bien raconter les histoires ? Un clin d'œil aux cinéphiles : la reine Mary, mère du roi, est interprétée par Claire Bloom, cinquante ans après Les feux de la rampe…

René MARX

 


 

 



 

 

 

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