La vie des films - Actualité du cinéma

La vie des films : Le Vilain de Albert Dupontel

Le Vilain de Albert Dupontel

Comédie réalisée par Albert Dupontel (France).
Durée : 1h26 min Année de production : 2008 - Sortie en salles : 25 novembre 2009

Interprètes :
Albert Dupontel : le Vilain
Catherine Frot : la mère
Bouli Lanners : Korazy
Nicolas Marié : Doc William
Bernard Farcy : Inspecteur Elliot
Christine Murillo : Mlle Somoza
Philippe Duquesne : Le peintre roux
Xavier Robic : Le secrétaire de Korazy
Husky Kihal : Le collègue peintre
Jacqueline Herve : Huguette
Simone : Jenny Bellay
Raymond : René Morard
Hippolyte : Andre Chaumeau
Léonie : Jeanne Cellard
Mr Cozic: Philippe Uchan
Mme Cozic : Brigitte Aubry
Le père du Vilain : José Fumanal
Doublure de Catherine Frot pour le rôle de la mère : Valérie Kirkorian

Distributeur : France StudioCanal
Productrice : Catherine Bozorgan
Activités sociétés
Production ADCB Films
Coproduction StudioCanal
Coproduction France 2 Cinéma

Scénariste : Albert Dupontel
Scripte : Chantal Pernecker
Equipe technique
Monteur : Christophe Pinel
Compositeur : Christophe Julien
Directeur de la photographie: Pierre-Yves Bastard
Directrice du casting: Jeanne Millet
1er assistant réalisateur : Michaël Viger
Directeur de production : Yvon Crenn
Régisseur général : Albert Blasius
Cadreur : Pierre-Yves Bastard
Ingénieur du son : Jean Minondo
Costumière Karine Charpentier
Créateur de costumes : Pierre-Yves Gayraud
Maquilleuses : Chantal Leothier et Françoise Quilichini
Coiffeuses : Frédérique Arguello et Joëlle Dominique
Chef décorateur : Bertrand Seitz
Coordinateur des cascades: Christian Hening
Mixage : Cyril Holtz
Mixage : Damien Lazzerini
1er assistant réalisateur : Michaël Viger
Mixage : Cyril Holtz
Directeur de production : Yvon Crenn
Ingénieur du son : Jean Minondo
Costumier : Pierre-Yves Gayraud
Chef décorateur : Bertrand Seitz
Monteur son : Germain Boulay
Attachée de presse : Isabelle Sauvanon et Fiona Desbois

Le Vilain


La comédie est un art suffisamment difficile et suffisamment rare aujourd’hui dans le cinéma français de qualité pour qu’on ne fasse pas l’éloge d’Albert Dupontel. Son Vilain est un bijou de précision et d’intelligence, qu’ont déjà vu en première semaine plus de 300 000 spectateurs. Comique des objets, bricolages délirants et mécanismes tordus, dialogues volontairement vaseux souvent et extrêmement percutants parfois, tortue de terre martyrisée en caméra subjective, tout est possible dans ce film précis et audacieux. Les répliques vaseuses tiennent aux difficultés de communication entre les personnages. Les réparties percutantes permettent de faire avancer l’intrigue bizarre inventée par Dupontel : Catherine Frot (géniale, tout le monde le sait) est la maman désolée et très vieille d’un bandit quadragénaire venu se réfugier chez elle après un braquage compliqué et vingt ans de silence. La vieille maman découvre l’étendue des dégâts. Son rejeton qu’elle a éduqué dans la religion et le goût des bonnes actions est un horrible personnage, qui a très bien réussi dans sa carrière de malfrat. Comment lui rendre la vertu ? En lui demandant, sincèrement embarrassée “Alors, mon p’tit bonhomme, on a voulu tuer sa maman ? ” ou en le forçant à réparer ses mauvaises blagues datant du collège ? Tout est imprévisible et savoureux, et ce qui est imprévisible ce ne sont pas seulement les aléas de l’intrigue, mais surtout les acrobaties formalistes de Dupontel, une sorte de Jeunet qui aurait oublié d’être mièvre. Un film alimenté par des fantasmes drôles et très inattendus sur la morale du bien et du mal, les mamans donneuses de leçons et les vieux petits garçons mal élevés, les médecins de famille cinoques et les inspecteurs de police aigris par leurs amours perdues. Le cauchemar de l’adulte heureux dans le crime coincé à nouveau dans le pyjama bleu de ses douze ans donne au Vilain une profondeur qui donne envie de le revoir, et de le revoir encore. Définition du bon film, définition imparable : donne envie de le revoir et de le revoir encore.

René MARX

bande-annonce



 

 

 

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